Samedi 05 avril : La Conclusion
Accéder à ses rêves…c’est peut être la phrase qui résume le mieux ce voyage au Caucase.
Bloqué à la maison après un accident en hors pistes sur Val d’Isere, je trouve enfin le temps de clore la page de notre aventure.
Notre ambition était de pouvoir connaître les sensations offertes par l’héliski, et c’est chose faîte.
Cette semaine nous a permis de faire 17 déposes sur 22 initialement prévues et de rider un peu plus de 15 000 m de dénivelé dans de la pure poudreuse !!!
Ce voyage est une totale réussite et ce, à plusieurs niveaux.
Vous pouvez très bien vous retrouvez durant votre séjour avec votre seul groupe à enchaîner les
La météo c’est vrai, nous a sourit.
Il a neigé durant 15j avant notre arrivée, recouvrant d’un doux manteau toutes les pentes du domaine.
Puis au premier matin de notre voyage le ciel s’est dégagé et le soleil nous a accompagné durant 5 jours. laissant passé le mauvais le temps, l’espace d’une journée, juste de quoi nous permettre le dernier jour de ride de pouvoir repasser dans les traces des jours précédents.
Cette météo sans vent nous a permis de voler avec les hélicos dans les meilleures conditions et de pouvoir rider une neige non soufflée.
L’autre découverte c’est l’organisation de Yak et Yeti.
On doit dire qu’elle est au top.
18 années d’exploitation à Krasnaya et pas un seul accident mortel ! C’est du au fait que chaque groupe est dirigé par un guide d’expérience de Chamonix et épaulé par un serphil russe .
Les prises de risque, la décision de rider telles ou telles pentes, est à la seule responsabilité et expérience du guide de Chamonix !
Le petit bémol et pas des moindres pour nos amis skieurs, c’est qu’ils avaient eu la garantie d’avoir des skis de très bonnes qualités, malheureusement, ce ne fut pas le cas.
Ce qui a causé de gros désagréments quand vous faîtes 1m90, pas loin de 90 kg et qu’il y a entre 60 cm et 1m de neige fraiche et légère.
Nos autres snowboarders nous avions amené nos planches, et je vous conseil réellement d’emmener 2 boards, ainsi que des fixations supplémentaires.
Lolo a ridé toute la dernière journée avec un pad complètement brisé, l’hélicoptère et grand et un petit sac contenant tout pour changer une fixation n’est pas grand-chose à transporter
et cela peut vous sauver votre journée de ride.
Pour les boards, un bon swallow adapté à votre taille, ainsi qu’une planche de peuf plus courte est l’équipement indispensable, car il vous permettra suivant la neige
et les conditions de pouvoir alterner les styles de ride.
Question hébergement nous avons eu vraiment de la chance, étant un groupe uni et ridant toute l’année ensemble nous avions préféré la formule Chalet à celle de l’hôtel.
Et ce fut réellement le bon choix, la maison au caractère rustique située à 5mn à pied de l’Héliport, nous a plongé au cœur de la vie russe, près des habitants même.
Et même si les chambres d’un confort simple n’avaient rien en commun avec les chambres des luxueux Hôtels, notre cuisinière Tatiana ainsi que de vivre aux côtés
des guides de Chamonix nous a conforter dans notre choix.
Enfin dernière recommandation, choisissez bien la période.
Ayant un prof parmi notre groupe nous ne pouvions faire autrement que de partir lors des vacances scolaires de février.
Si vous avez la possibilité réservé votre voyage plus pour le mois de janvier.
Car même si la perspective d’être plus exposé aux grosses chutes de neiges vous refroidi un peu, sachez qu’à cette période il ya très peu de monde, voire quasi personne.
Imaginez vous avec un seul hélico rien que pour vous…c’est autant de temps de gagner dans une journée pour porter à 12 ou 13 le nombre de déposes par jour.
Ma conclusion est somme toute assez simple, c’est cher, mais à l’avenir je préférerai enchainé trois saisons sans partir pour avoir l’occasion de revivre la semaine que nous avons vécu.
C’est un choix qui peut être lourd et difficile à vivre, mais 5 000 m de dénivelé par jour dans un domaine vierge, en première trace , cela n’a pas d’équivalent !!!
Un dernier mot pour remercier les gens qui nous ont aidé dans cette aventure le Magasin SEASPEED à Bruxelles, le magasin BAZOOM à Tignes.
Un grand merci à Tatiana pour son accueil si chaleureux et ses bons petits plats, A l’équipe de Yak et Yeti pour son professionnalisme,
avec un spécial remerciement à Sylvain pour avoir su gérer notre groupe et nous avoir emmené dans ses secrets spots.
Merci à Eric pour le resto Gastronomique avec tout le monde.
Enfin,nous aimerions dédié cette semaine à notre pote François qui n’a malheureusement pas pu nous accompagné pour cause de blessure…on y retournera avec toi !!!
Samedi 01 Mars : C'est la der'.
Alors que nous nous sommes couché la veille, pleins d'espoirs sur une météo mitigée, le ciel est d'un bleu limpide lorsque nous nous reveillons.
Les esprits des Montagnes Russes sont avec nous!!
La motivation revient, le smile est sur tous les visages, et nous prenons notre petit dej dans une ambiance festive.
Au menu les supers Pancakes de Tatianna...que nous engloutissons voracement. On n'a pas de choix il faut prendre des forces pour cette dernière journée,
et les réserves de Red Bull qui attendent dans le frigo ne vont pas tarder à disparaître.
Je fais le tour des gars et leur distribue les dernieres barres céréales, on va essayer de repousser l'encas du midi au max.
Eric ( un guide vivant dans la maison) nous informe que l'hélico ne pourra nous prendre qu'à 10h, c'est reparti pour les emmerdes,
on vient de perdre une heure de ride en deux secondes.
Avez vous une idée de la cause de ce retard?
Panne, problême administratif, vent...non tout simplement il a été réquisitionné par des scientifiques qui sont partis recencés les bisons
dans la réserve qui longe Kranaya.
On Hallucine, il faut qu'ils le fassent aujourd'hui..hhhhhhhhhhaaaaaaaaaaaaaaahhh
L'heure et demi d'attente au chalet fut des plus nerveuse. Il a fallu calmer nos nerfs et les fourmis qui apparaiassaient dans nos jambes.
Rendez vous à l'héliport à 9h30, dernier passage devant le militaire et nous sommes parés à embarquer.
Mais là encore mauvaise surprise, ne vole aujourd'hui qu'un hélico pour trois groupes au lieu des 2 habituels.
Et comme un ennui n'arrive jamais seul nous partons en dernier avec en prime 3 russes qui intégrent notre groupe.
Nous espérons que ce ne sont pas des tanches et qu'ils ne vont pas nous ralentir.
Heureusement aux premiers virages on s'aperçoit vite qu'ils vont avoir un bon rythme.
C'est parti, la mission pour Sylvain est de nous faire faire un maximum de runs sans passer dans les traces des deux groupes devant nous
et en ne descendant pas trop car la pluie d'hier a pourri toute neige en dessous des 1 000m d'altitude.
Mission accomplie en partie, car nous n'avons pu faire que 5 déposes dans la journée.
Mais 5 déposes de rêves.
Sylvain nous a ramenés dans les meilleurs runs que nous avions tracés Mardi et Mercredi et qui était tous recouvert par la neige de la veille.
C'était extra!!!
Nous finissons la journée avec un sourire énorme jusqu'au moment de reprendre l'helico pour rentrer. Car nous sentons tous arriver un petit goût de tristesse.
C'est un sentiment où se mélange le fait de quitter notre groupe, nos guides Sylvain et Veronica, de devoir rentrer en sachant qu'en France pour connaitre
ne serait ce qu'une seule descente de ce type dans l'année, c'est un vrai défi.
Nos amis, les esprits de ces montagnes, voulant certainement soulagés notre peine, parent ces beaux sommets de nuages bien sombre et d'un vent tres fort.
Il neigera demain.
C'est au tour d'autres personnes, d'autres groupe de débarquer demain et de profiter de ces belles pentes, de cette neige si légèr et si
abondante.
Mais ça c'est une autre histoire, pour nous ce soir, c'est la fête. Après s'être bridé pendant la semaine, nous allons libérer les brides
ce soir!
Bilan de la journée :
- 5 déposes
- 4 200 m de dénivelé
- Cela a été tres chaud pour Lolo car il avait péter son paddle de la jambe avant, et il a du rider les 5 runs sans trop tiré, ni mettre trop d'appuis
sur sa jambe avant
Vous retrouverez à partir de mercredi les dernières aventures, celles du retour vers Paris, et l'article Bilan de cette semaine.
Merci de nous avoir suivi dans ce trip, et c'est promis nous allons completer le site de belles photos une fois rentrer et retrouver notre adsl cherie.
(Arnaud)
Vendredi 29 février : Visite de Sochi.
7h30 : le reveil sonne, étant juste à côté de la fenêtre j'entrouve tout de suite les rideaux pour m'apercevoir que la météo ne s'est malheureusement
pas trompée : il pleut
C'est la cata nous savons tous qu'aujourd'hui nous ne volerons pas de la journée.
Hier soir nous avons été invité à dîner par Marc TESTUD, le patron de Yak et Yeti, dans un restaurant russe mais où le chef est français.
Nous avons dîner avec Marc, Sylvain, ainsi qu'Eric et Mickael, deux autres guides qui vivent au chalet.
Marc nous avait prevenu que le temps devait se degrader.
Et bien nous y sommes.
Pour nous la question d'aller skier à la station ne se pose même pas, nous decidons de emander à Marc s'il peut organiser une descente par le mini bus pour visiter Sochi.
On a le feu vert, le bus passera nous prendre vers 10H15...cela nous laisse 1h30 de sommeil supplémentaire, que nus exploitons à fond.
10H20 : le bus passe nous prendre et nous retrouvons à l'interueur les 3 tarbais, Boris (un des jeunes riders français de notre groupe), 4 anglais et notre serphil adoré, Veronica.
Apres la descente vers la vallée qui s'est faite d'une traite nous avons du nous taper les embouteillages à l'approche de Sochi, faisant passer le voyage de 45 mn en temps normal à 2h30...
Déposer sur les hauteurs de la ville, nous avons quartier libre jusqu'à 17h.
Premier arrêt le bureau de change, fermé durant la pause déjeuner...la faim nous tiraille et en bons occidentaux élevés à la mal bouffe notre estomac nous guide vers le McDo le plus proche.
Je sais c'est moche mais que voulez-vous on retrouve vite nos habitudes de capitalistes dégénérés.
Premier constat le Mc Do russse est vraiment meilleur marché que celui français.
Puis nous decidons d'aller nous balader dans la ville, et là nous constatons vite que la mode vestimentaire à Sochi, est le port de la botte.
Elles ont toutes des botttes, des semi montantes, des montantes, avec des poils, en cuir simple, à clous...toutes les déclinaisons possibles.
Sochi est une ville où se cotoient les veilles lada et les derniere BMW, Mercedes, magasins des protbales et habition très précaire.
Beaucoup de publicité vantant ls spotifs russes, et les symboles de l'etat sont omniprésents.
Nous avons pu voir le port, la mer noire, les centres commerciaux, ainsi qu'un parc d'attraction quasi vide, mais qui avec les 2,5 millions de Moscovites qui viennent l'été
doit être bondé.
Après cette longue ballade nous regagnons le car, où nousommes les premiers à être arrivé.
Tout au long des conversations, le même sujet revient toujours : la journée de samedi.
Elle concentre tous nos espoirs, c'est notre dernire journée et nous prions tous pour que la météo soit clémente et que les autorités nous autorise à voléer.
Nous avons efféctué 12 déposes, il nous en reste donc 10 à faire.
Nous pensons pouvoir réaliser 8 déposes facile à 10 déposes si durant la journée nous n'avons aucun problême.
La semaine est passée trop vite, et même si nous sommes au sommet du bonheur avec ce que nous vvions de vivre nous commençons à avoir un petit goût amer au fond de la gorge.
Nous verrons demain...
(Arnaud)
Photos de cette journée
Jeudi 28 février 2008 :
C'est un peu une journée sans, aucun Hélico n'a été autorisé à decoller aujourd'hui, alors que le temps est magnifique.
Nous avons donc fait deux hors pistes à partir de la station mais nous avons tous la rage.
La meteo ne s'annonce pas des plus clémente et la perspective de bloquer le compteur à 12 déposes nous plombe le moral.
Entre Lundi pas de déposes à cause de Poutine et aujourd'hui nous aurions pu clôturer nos 22 déposes initialement prévues.
Pour la peine, nous vous avons rajouté pas mal de photos.
Regalez vous!
Et j'espere que j'aurai demain soir pleins d'histoires de déposes à vous raconter.
(Arnaud)
Photos de cette journée
Mercredi 27 février 2008 :
A 9h nous sommes à l'entrée de l'héliport mais un petit problême sur une pale, nous oblige à attendre l'arrivée d'un autre Hélico.
Aujourd'hui nous sommes un skieurs de plus et pas des moindres puisqu'il s'agit de Monsieur SHARAPOVA, le père de la Tennis Women.
Malheureusement pour notre ambiance quasi exclusivement masculine, elle ne l'a pas accompagnée..lol
Là encore nous avons enchaîné déposes sur déposes, dans une qualité de neige excellente, dans des beaux couloirs, avec des jambes plus aguerries que la veille,tout cela jusqu'au 5éme run.
En effet un des jeunes rideurs français, le snowboarder Guillaume s'est démi l'épaule.
Cela à un peu refroidi l'ambiance. Il a été acheminé à l'hôpital, où ils lui ont replacé l'épaule et plattrer, rien de tres gravé mais le trip est fini pour lui.
Ca nous rappel toujours un peu à la réalité ce genre de choses, nous nous amusons dans un terrain de haute montagne, et il y a des riques.
La journée s'est clôturée par une sixème dépose, soit au total 5 000m de dénivelé.
(Arnaud)
Photos de cette journée
Mardi 26 février 2008 : Les Déposes
La première impression c'est qu'à l'interieur nous ne sommes vraiment pas à l'etroit. Notre groupe est composé de nos 7 rideurs auquel viennent se rajouter
3 jeunes rideurs français(Guillaume, Olivier et Boris), Sylvain notre guide et Veronica notre serphil.
Si vous y rajouter tout le matériel...et bien nous avons encore de la place.
L'exitation est à son comble...nous volons au dessus de Krasnaya, pour la plupart d'entre nous c'ets notre premier vol en Hélico et c'est irresistible.
Sylvain nous avait briefé sur le tarmac mais lorsque l'helico se posa en sur le premier sommet ce fut un peu de ma ière anarchique que le matèriel fut sorti.
Apparté : Pour un bon déroulement, l'helico doit être chargé de la sorte : tous les kis sont embarqué et deposé à l'entrée de l'hélico,
puis nous pouvons monter et pour les snowboarder ils montent avec leur board à la main.
Pour la dépose le serphil (Veronica) saute et recoitt les skis présentés par Sylvain, une fois tous déchargés, nous pouvons descndre board à la main.
DAns ce cas là, tous les skis sont sortis mais aussi les boards...du coup, un snowboard s'est echapé et à devalé le debut de pente ...mais pas là ou nous devions descendre.
Et à qui appartenait cette Board, je vous donne dans le mille : à Bibi.
Bref Sylvain fut obliger de descendre le chercher et de me le ramener...belle première dépose.
Une fois tt ça arrangé, nous avons donc fait notre premier run dans une poudreuse de folie et sous le soleil.
Le premier run fut assez court puisque nous avons eu 750m de denivelé.
Le deuxième fût extraordinaire, déposé sur une arrête nous l'avons longée jusqu'à trouver une épaisseur de cornihe moins importante, d'ou nous avons sauté pour engager un couloir qui était magnifique, avec pour finir
un super enchainement de combes, de vallées boisées...le denivelé aussi fût extraordinaire : 1300m.
Notre troisième dépose fût la aussi assez courte courte avec 750m de denivelé.
Le quatrième fût pour moi le meilleur de la journée. Déposer là aussi sur une arrête nous avons basculé par un petit couloir dans un couloir d'une beauté immaculée.
Il n'était pas exposé au soleil et du coup la neige etait en abondance et d'une qualité exceptionelle.
Chacun a pu trouver son pur bonheur car tres long et tres large nous pouvions exploité au mieux toutes les possibilités de la pente raide.
Résultat 1400m de dénivelé.
Apres un tel régal un tel bonheur, le cinquième fût trop rapide avec seulement 800m de denivelé.
La journée avançant, et les jambes commencant à rendre leurs armes, nous decidions de ne faire qu'un ultime run,
et Sylvain organisat une dépose sur le haut de la station ce qui nous permetrait de la rejoindre.
Aprés un bon run dans la fôret, nous arrivions à une cinquantaine de métres de la piste, et c'est là qu'il m'arriva l'incidant qui allait clotûrer la journée : je tomba dans un trou.
En passant un petit monticule, la neige ceda et j'atterissait plus en bas, la planche coincé contre les rebords du trou, et 2m plus bas le lit d'une rivière.
Véronica dut sortir la corde et c'ets à 4 peronnes qu'ils ont reussi à me sortir de là.
Nous avons continué sur la piste pour arriver à la station (soit 1700m de dénivelé), où nous avons pu nous remetrre de ces émotions avec une bonne bière.
Bilan de la journée :
- 6 déposes
- 6200m de denivelé
- Nos premiers vols en Hélico
- Une neige de folie
- De supers couloirs et de superbes forêt.
Apres un bon dîner préparé par Tatianna, nous enquillons un petit Uno et partons nous coucher à 23H.
La journée s'annonce encore bien remplie demain.
(Arnaud)
Photos de cette journée
Mardi 26 février 2008 :
Le reveil sonne, et premier reflexe nous regardons à travers la fenêtre si la meteo ne s'est pas trompée, et c'est le cas, il fait grand bleu.
Nous nous levons d'une traite et descendons les escaliers 4 à 4, pour prendre un bon petit dej préparée par notre grand mère à tous du, Tatianna.
Une fois l'avoir englouti, nous nous preparons, c'est à ce moment que nous apprenons qu'il ne sera pas nécessaire de partir en Abkhazie et que nous allons pouvoir utiliser les Hélicos.
L'heliport est à 5 mn à pied de notre maison, nous nous y dirigeons, d'un pas rapide. L'impatience grandi.
Nous voilà devant les grilles de L'héliport, et s'etire devant nous les deux monstres des airs...c'est à ce moment qu'on réalise vraiment ce qu'on est venu faire.
PAssage obligé au contôle de l'armée, checking de l'ARVA et nous voilà embarquant dans l'hélico.
La suite des aventures d'aujourd'hui demain soir...
(Arnaud)
Photos de cette journée
Lundi 25 février :
Petit dej avec nos 3 guides, on remonte dans la chambre se préparer et nous redescendons pour récupérer le matos au bus : Sac ABS (contenant pelle,sonde et Arva) et les skis/Bâtons pour les skieurs du groupe.
Sylvain est le seul guide resté avec nous et il est chargé de nous présenter les règles de sécurité pour l’Hélico, la conduite à avoir en hors pistes ainsi que la démonstration du matériel.
Notamment le sac ABS : en tirant sur une poignée on libère deux sacs, comme des airbags de voitures et qui ont pour utilité en cas d’avalanche de nous maintenir à la surface de celle-ci.
Puis nous sortons devant le chalet pour faire chacun notre tour le test de recherche avec l’Arva.
Le ciel semblant se dégager de plus en plus, nous remontons au chalet pour attendre les instructions : Helico ou station aujourd’hui ?
A 12h30 l& décision est prise, nous irons faire du hors piste à partir de la station, car Poutine, est présente te à bloqué les plans de vol de l'Héliport.
Sacré Poutine!!
On part donc avec notre guide sylvain rider la forêt, la neige est bonne mais pour une remise en jambe, c'est plutôt hard core vu l'espace entre les arbres.
Nous rentrons tranquillement au chalet à 17h, et après une bonne douche, nous telechargeons toutes les phtos et partons voir à un hôtel à 15 mn de marche sur la route (pas de trotoirs) et dans la nuit.
J'ai prié pour qu'on ne se fasse pas renverser.
Nous n'avons pas réussi à créer la connection et c'ets pour cette raison que le journal a pris du retard.
Arrêt dans une superette pour l'apero et de retour à la maison, Tatianna nous avait concocté un bon petit repas dont nous sortons repus.
Il est question de partir tôt demain en bus pour aller en ABKHAZIE (pays pas encore reconnu frontalier de la russie se partageant le caucase ) car Poutine nous promet encore de faires des siennes.
Un petit Uno et à 23H30 exctintion des feux pour un lever à 7h.
Arnaud
Photos de cette journée
Dimanche 24 février 2008 :
PARIS :
6h30 : Après une douche et un café, le reste du team arrive : Max, Dani ( débarqué fraîchement de Bruxelles) et Oliv.
6h45 : On fait le bilan des sacs et des hypothétiques excédents…c’est clair on va douiller.
7h30 : CDG, aérogare 2 E, nous voila dans la file d’attente () pour accéder à la zone d’enregistrement et une question nous obsède :
mais comment on va faire avec tous ces bagages ?
Prit de panique nous allons au comptoir de la Première pour poser nos petites questions et c’est à ce moment précis que la tension est réellement montée d’un cran.
Verdict : Entre 60 et 80 euros pour un bagage hors norme d’un poids maxi de 2O kg.
Le notre après la pesée fait pas loin de 40.
Et il paraîtrait que sur la compagnie Aeroflot qui fera le transfert entre Moscou et Sochi le Kg supplémentaire est à 15 €….c’est la panique.
Plan de bataille : vider au max le boardbag, pour ne laisser que les boards et transvaser le reste dans un autre boardbag qu’on repliera en deux en espérant qu’il l’enregistre en bagage « catégorie normal ».
8h30 : nous sommes toujours dans la file d’attente de l’enregistrement, ca n’avance pas et le vol doit décoller à 9H35..
8h50 : le personnel d’embarquement tout autour de nous saffole , ils ne sont vraiment pas dans les délais…une hôtesse nous ouvre la passage dans la file pour que nous puissions enregistrer tous ensemble et rapidement.
Arrivé au comptoir une gentille demoiselle avec le sourire prend l’intégralité de nos billets et passeports, et nous demande de mettre nos bagages sur le tapis, c’est l’heure de vérité.
On lui présente les 2 boardbags….qu’elle enregistre sans un mot.
Puis c’est au tour des différents sacs, toujours pas de commentaires sur le poids, la taille, le nombre.
C’est étrange.
Tellement étrange que nous ne pouvons nous empêcher de lui demander combien ça allait nous coûter, la réponse nous scia tous.
L’hôtesse : « si vous tenez tant à payer, je peux vous faire payer les excédents ! ».
La matinée avait mal commencé mais on avait enfin trouvé notre ange gardien, nous n’allions pas débourser un euro de plus pour nos bagages jusqu à Sochi,
9h05 : Nous quittons avec le sourire le comptoir et courons vers l’embarquement : l’avion décole dans moins de 30 mn.
9h20 : C’est bondé de partout au contrôle des passeports, nous devons négocier pour passer devant tout le monde, idem au point de sécurité et de contrôle.
9h55 : Assis dans l’avion, nous décollons.
MOSCOU :
15H30 (heure locale): Il est 13h30 à nos montres et nous sommes en approche de l’aéroport de Moscou.
C’est un paysage enneigé qui s’offre à nous et au loin on aperçoit les blocks d’immeubles, héritage d’un siècle de communisme.
Premiers pas en sol Russe, et c’est une militaire qui nous attend à la sortie de l’avion, cela pose le contexte.
D’un pas enjoué nous abordons le contrôle de passeports pour décrocher notre sésame administratif pour ce pays. Les agents douaniers, toutes de genre féminin (quoiqu’il pouvait y avoir des doutes pour certaines) sont d’une froideur exemplaire.
A la première question en anglais, on s’aperçoit vite que la communication dans ce pays va être difficile.
Bref, nous passons avec succès cette étape, et loin de penser que nous devions récupérer nos affaires lors du transfert nous nous apercevons qu’ils tournent sur le tapis de l’arrivée.
Aïe, nous aurait-on menti lors de notre enregistrement à Paris ou est ce le personnel russe qui aurait malencontreusement commis une erreur ?
Un rapide passage au comptoir de la Compagnie Aeroflot, nous confirme (toujours dans un anglais des plus approximatif) qu’il faut récupérer nos bagages et sortir du terminal pour prendre un bus direction le Terminal 1.
Nous sortons donc de la zone arrivée pour déboucher au cœur même du terminal 2, à la merci de tous les rabatteurs qui nous proposent des Taxis.
Aparté N°1 : Il y a toujours un réflexe quand vous arriver dans un pays qui consiste à établir des vérités universelles, de construire des préjugés sur les nouvelles personnes que vous abordez. C’est généralement très passager, et c’est juste le temps pour tout voyageur de découvrir les clés de communication, de comportement, de culture au sens large pour aborder cette nouvelle situation.
Et bien à ce stade de notre voyage on pourrait avancer que les russes au-dela de ne pas parler anglais, ne sont vraiment pas avenants et même très hautains.
Pour simplifier, je pense que le verbe sourire est absent de leur vocabulaire.
La suite du voyage nous apprendra peut être un peu plus sur eux.
Après avoir repoussé une dizaine de taxis, traîner nos bagages de comptoirs d’informations en comptoirs d’informations, on nous indique que nous devons prendre le bus 817 pour nous rendre au terminal 2.
16H50 :Nous sortons donc ce terminal, trouvons sans trop de mal l’arrêt du bus.
Le bus, arrive et là c’est encore un très grand moment de je m’entouisme Russe : Cedric monte demander au chauffeur 6 billets, et s’il n’y avait pas eu la présence d’un jeune français faisant son erasmus, je pense que nous y serions encore tellement ce chauffeur n’en avait rien à faire de nous vendre les billets.
Bref nous arrivons enfin à destination, le terminal 1.
En descendant du bus c’est avec surprise que nous croisons un groupe de rideurs avec ski et snow à la main, essaynt de prendre le bus. Nous temptons notre chance pourvois s’ils sont français et effectivement c’est le cas.
C’est un des groupes qui rentre après avoir passé une semaine à Krasnaya, sans voir pu faire une seule dépose pour cause de tombées de neige. Il nous confirme que il a neigé non stop durant 14 jours…et qu’ils n’ont pu rider que dans la station. Apparemment même la station offr beaucoup de possibilités d’hors pistes, mais en comprend leur désarroi et leur frustration d’être venu dans le caucase pour ne pas faire une seule dépose.
Et en toute honnêté, nous donnerions très cher pour ne pas être à leur place dimanche prochain…
Encore un portique de sécurité à l’entrée du terminal, puis un second pour accéder à la zone d’enregistrement.
Outre la sécurité ultra présente, c’est encore la non-sympathie et l’impolitesse du personnel russe qui nous impressionne.
Je dirai même à mettre des gifles
Nous avons fait la connaissance entre temps de Jeremy ,un snowboardeur lyonnais qui est parti tout seul et que nous avons volontiers accueilli dans notre groupe.
Seconde phase de stress ultime :
Nous revoilà devant le comptoir d’enregistrement partant plutôt confiant puisque sur nos bagages tronent la belle étiquette de Sochi. Nous arrivons donc quasi certain que cela se passerait bien, et vu l’accueil des russes il valait mieux. Mais à la vue de Jeremy qui enregistrant avant nous se retouvait à devoir payé 15 € d’excedents de bagages, nous prîmes peur.
Et là gros gros stress, car autant la négociation est délicate dans sa langue, alors en anglais avec une russe sympathique comme un maton…ca va être vraiment la galère.
Après avoir subi son ton agressifs, ses regards haineux et ses soupirs, la surprise tombe : on ne paie rien !
C’est confirmé on ne paiera pas d’excédents de bagages pour l’aller. Et on évite de trop penser au retour qui ne s’annonce pas sous les meilleurs hospices de ce point de vue.
18h40 : le tarmac de moscou est enneigé, et nous sentons pour la première fois de ce voyage la douce et tendre convoitise.
19h30 : Le décollage, enfin.
Etes vous déjà monté dans un avion russe ? Si vous avez peur en avion abstenez vous.
21h30 : Nous survolons la mer noire, et apercevons les lumières de Sochi qui se rapprochent.
A l’atterissage nous retrouvons Veronica, une russe qui parle très bien anglais et 6 autres français.
Une fois les bagages récupérés, le dernier passage de policiers passé, nous voilà dans le bus.
On charge un peu tout ça à l’arrache et c’est parti pour 45mn de route.
22h30 : Krasnaya Polyana,à 500m d’altitude est enseveli sous la neige.
Nous avons l’impression d’avoir fait un retour dans le passé, à l’époque de ces petits villages des alpes.
Le bus nous dépose à l’entré d’un chemin, nous quittons veronica, les 6 autres français et partons avec Jeremy en direction de notre maison.
Changement radical d’accueil, Tatiana, charmante grand-mère russe, nous invite à nous déchausser et à enfiler des pantoufles toutes chaudes et tout cela avec le sourire.
La table est dressée et les entrées nous font de l’œil.
Visite du chalet : Le RDC est composé d’une cuisine, de la salle à manger, d’une salle de bain et de’un sauna.
Au premier , il y a 4 chambres de deux personnes avec salle de bain.
Au second il y a 2 chambres de deux avec salle de bain, et la partie réservé au 3 guides Français : Sylvain, Mickael et Eric.
C’est d’ailleurs Sylvain qui nous fait remplir quelques papiers, nous fait un petit brieffing :
Il a neigé non-stop depuis pres de 14 jours, à 2OOO m il y a en cumulée 9m de neige !!!!
C’ets gavé, il nous confirme bien que la semaine passée, ils ne sont pas sorti une seule fois en hélico mais qu’ils se sont quand même gavé de peuf dans la station.
Quand on dit gavé, c’est vraiment gavé : de la neige jusqu’aux épaules et sans forcer, sans plier sur les jambes.
Puis il nous donne rendez vous à 7h du mat pour le petit dej avant de monter se coucher.
Nous commençons notre dîner, pas trop de surprise au menu si ce n’est les carafes d’eau contenant 4 à 5 fruits à l’intérieur : les XXX.
Ils ont pour but de parfumer l’eau t c’est vraiment très bon.
Tatiana, nous abandonne, le café prit et nous regagnons nos chambres pour préparer le matériel.
Distribution des stickers de nos sponsors SEASPEED et BAZOOM, montage des fixs, et nous éteignons les lumières , le portable affiche 1h00.
La nuit va nous faire du bien.
(Arnaud)
Photos de cette journée
Samedi 23 février :
C’est la course, on a pas arrêté de courir par tout pour récupérer les derniers affaires, un caisson étanche par-ci,
un autre caméscope par là… Bref la journée fût bien remplie.
Cédric est arrivé directement de Bruxelles pour passer me prendre et nous sommes parti chez Lolo pour terminer de faire les bagages et y dormir.
Les Bagages : vaste sujet.
Ce n’est vraiment pas simple quand la compagnie aérienne vous stipule 20 kg par personne alors même qu’une paire de boots de snow pèse entre deux et trois kilos,
la board dans les 3 à 4 kilos, et en prime le reste de l’équipements : fixations, casques, dorsales, pantalon et veste de ski…je vous laisse imaginer le dilemme…et la sanction, tel l’épée d’ Amocles au dessus de nos porte feuilles si on ne gère pas bien la chose : l’excèdent de bagages !
Nous décidons donc de réunir un max d’affaires dans un des boardbags en espérant qu’on paiera un forfait pour « hors normes » sans limite de poids.
A 1h du mat excédé nous allons nous coucher pour un reveil à 6h !
(Arnaud)
Lundi 18 février :
Je reviens de 3 jours de ski aux trois vallées.
J’ai enfin pu tester ma nouvelle board la Custom X 164 cm Wide.
C’est la même que Lolo, et il avait raison c’est une Tuerie.
Je remercie encore LOULOU le patron de Bazoom pour ses conseils et pour le choix de cette board.
J’ai hâte de pouvoir l’utiliser dans la peuf car à mon avis c’est là que je vais pouvoir tirer tout son potentiel.
Sur neige dure et sur la piste, elle est très stable, très rapide et on engage facile la carre.
Pour ce qui est des sauts, c’est sûr que 164 cm c’est long. Etant une board ultra rigide, le pop se déclenche plus tard,
mais quand il se déclenche ca envoi haut.
Pour ce qui est des réceptions elle est très saine, attention peut être aux manques de précision qui ne pardonne pas
(Arnaud)
Lundi 11 février 2008 :
Je vient de rentrer après 3 jours à Chatel.
J'ai pu essayer ma nouvelle board, la Custom X 164 wide.
C'est une vrai tuerie. c'est la meilleure board que j'ai pu avoir, un comportement de folie.
C'est la ferrari des snowboards, vivement le Caucase pour que puisse la rider dans tout son potentiel.
(Lolo)
Samedi 02 février 2008 :
C'est vraiment la cata, c'est plus grave que ce que nous pensions.
Il s'est brisé le doigt et le tendon a laché.
Opéré à Thonon les bains, le chirurgien vient de lui recoudre le tendon.
Bilan : 6 semaines avec une broche.
C'est vraiment un coup dur pour lui et pour nous. Ce projet s'est construit avec lui, et de ne pas l'avoir avec nous va créer un tres grand vide.
(Arnaud)
Vendredi 01 février 2008 :
Aïe c'est le drame!
François vient de chuter sur une plaque de verglas.
Mettant la main pour se rattraper, il vient de se blesser au doigt.
On ne connaît pas encore l'etendu de la blessure, nous attendons les news.
(Arnaud)
Mercredi 30 janvier 2008 :
Nous sommes à moins d'un mois du départ.
Nous attendons toujours de recevoir notre visa, césame d'entrée en Russie.
L'impatience se fait réellement sentir au sein du groupe et des fourmils nous envahissent les jambes.
Ced a pu trouver au dernier moment une semaine en Italie, il part accompagner un groupe d'ados dans une petite sation qui profite du merveilleux enneigement de cet hiver.
Pour ma part j'ai craqué et me suis programmé de partir 3 jour le week end du 16/17 février (une semaine avant le départ) pour me mettre en jambes et tester ma nouvelle board la Custom X en 164 cm.
(Arnaud)
Lundi 28 janvier :
François et Max reviennent d'un week end de 4 jours à La Plagne, où malgrès une neige assez froide, ils ont pu profiter d'un beau soleil.
(Arnaud)
Dimanche 27 janvier :
Je viens de rentrer de Flaine avec au compteur 4 jours de ride. Deux jours sur de la neige bien dure et deux jours de fraiche, avec la derniere journée un grand bleu.
J'ai pu essayer ma nouvelle board la Custom x 164 cm, c'est hallucinant comment réagi cette board.
Sur du dur, dans la peuf, en réception de saut...elle a une tenue de route incomparable.
Je ne sais pas comment va la trouver Arnaud mais pour moi c'et la meilleure board que j'ai pu rider,c'est littéralement une ferrari.
(Lolo)
Jeudi 24 janvier :
C'a y est, dans un mois on sera sur le départ pour la Russie.
C'est étrange, après avoir imaginé ce voyage, avoir travailler à l'organisation, aux partenariats, à la creation du site, on arrive enfin dans la dernière ligne droite et je me dit
que je suis encore à la bourre pour tout finaliser.
Après avoir tellement attendu, cela arriverait presque trop vite. La nature humaine à parfois nous reserve souvent de drôles de comportement.
(Arnaud)
Lundi 21 janvier :
Je reviens de chez Seaspeed.
C'est toujours agréable pour des amateurs comme nous d'être soutenu. On peut dire qu'avec les boss de Seaspeed c'est plutôt très confortable.
On a résolu avec eux le problême du transport des boards puisqu'il nous prête un Wheelie Boardbag Burton, qui avec celui d'Arnaud nous permettra de transporter au moins tous les snows puis un max d'affaires.
Ils sont en train de confectionner quelques tee shirt pour nous.
(Cedric)
Vendredi 18 janvier :
Aie! Les premiers ennuies arrivent et devinez de quel nature ils sont? Admnistratifs of course!
Bon si on résume bien la situation, pour obtenir votre visa il vous faut une attestation d'assurance rapatriement.
Je viens de voir c'est gratuit mais il faut un délai d'une semaine pour l'obtenir...et je peux pas risquer d'attendre trop.
L'autre option est un delai de 3 jours max, mais il m'en coutera presque 12€...vice Europ Assistance.
Oubliez pas donc de bien vous y prendre à l'avance, dans la mesure du possible.
(Arnaud)